« C’est trop cher ». C’est l’objection numéro un. Mais est-ce vraiment le cas ? Comme
pour toute ingénierie juridique, la fiducie a un coût, mais il doit être mis en perspective avec les
économies qu’elle génère ailleurs.
Décomposition des Coûts
1. À la constitution (One-off)
- Honoraires d’Avocats : Pour la rédaction du contrat de fiducie et de la
convention de mise à disposition. Dépend de la complexité. - Coûts d’Enregistrement : Droit fixe de 125 €. Pour l’immobilier, ajouter la
Taxe de Publicité Foncière (env. 0.7%) et les émoluments du notaire. - Frais d’Évaluation : Expertise indépendante de la valeur du bien transféré.
2. Coûts Récurrents (Running)
- Honoraires du Fiduciaire : Comme un commissaire aux comptes ou un auditeur, le
fiduciaire facture des honoraires annuels pour sa mission de conservation et de contrôle.
Le Retour sur Investissement (ROI)
C’est là que le calcul devient intéressant. Grâce à la fiducie, le risque pour le prêteur baisse
drastiquement. Cela permet souvent de :
- Négocier un taux d’intérêt plus bas (quelques points de base d’économie sur des
millions font vite la différence). - Augmenter le montant du prêt (LTV plus élevée).
- Accéder à des financements qui seraient tout simplement refusés autrement.
« Une fiducie coûte quelques milliers d’euros. Un refus de crédit ou une faillite sans filet coûte
votre entreprise. Faites le calcul. »