Le financement de la promotion immobilière et des marchands de biens est un sport de haut niveau. Les montants sont colossaux, les risques élevés. L’hypothèque atteint ici ses limites. La fiducie-sûreté immobilière s’impose comme le nouveau standard des opérations d’envergure.

Pour un prêteur (banque ou fonds de dette), financer un projet immobilier avec une simple hypothèque, c’est prendre le risque d’être bloqué 2 ans en procédure de saisie si le chantier s’arrête ou si le promoteur fait faillite.

L’Arme Anti-Blocage

Avec la fiducie-sûreté immobilière, le terrain ou l’immeuble est transféré au fiduciaire. Si le promoteur fait défaut :

  1. Le fiduciaire constate le défaut.
  2. Il cherche un repreneur pour le projet ou vend l’immeuble de gré à gré au prix du marché (et non aux enchères bradées).
  3. Le prêteur est remboursé rapidement.

Cette liquidité de l’actif permet aux promoteurs d’obtenir des financements « In Fine » ou des crédits relais plus facilement.

Coût vs Bénéfice

Certes, la mise en place est un peu plus coûteuse qu’une hypothèque (honoraires fiduciaire, évaluation). Mais ce surcoût est négligeable par rapport au gain en taux d’intérêt (risque plus faible = taux plus bas) et surtout à la faisabilité même de l’opération. De nombreux fonds de « crowdfunding immobilier » exigent désormais une fiducie pour sécuriser leurs investisseurs.

« La fiducie immobilière, c’est la garantie de sortir d’un projet par le haut, même quand tout va mal. »

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